Publié le 28 Avril 2015

"Petit Salé" & "Corail" sont deux cuvées du Château de Roquefort situé à Roquefort la Bédoule dans le département des Bouches-du-Rhône. Le rosé c'est "Corail" donc. Six cépages livrent un vin à la texture délicate. La matière est nerveuse, voilà un rosé en place, droit et bon ! "Petit Salé" est un blanc à base de Clairette enrichi avec du Vermentino. Étonnant que ce vin tendu, tirant vers des notes de Melon de Bourgogne au nez et s'étirant en bouche. Acidulé et vif, il détonne !

Deux jolis vins issus du millésime 2014.

Deux très beaux vins du Château de Roquefort

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Provence - Corse

Publié le 14 Avril 2015

Du Chardonnay drôlement bon, bu en version magnum. Un blanc éclatant que ce 2010 équilibré entre richesse qu'aiment les uns et vivacité qu'apprécient les autres. Au centre de tout cela, un noyau dur sur la maturité et l'expression. Décidément ça bouge dans le vignoble du Mâconnais !

Saint-Véran "Les Chailloux" - Domaine des Poncetys

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Bourgogne

Publié le 15 Mars 2015

Belle franchise dans ce Crémant du Jura 2012 du domaine Champ Divin. Clairement tournée vers la tension, cette bulle "non dosée" possède une acidité volatile bien inscrite. Ce vin creuse son sillon dans l'acidité et le réveil des papilles. Difficile de donner un jugement de valeur, entre non-gourmandise et structure droite et ferme. On prend davantage la direction de l'épuré, du vif, du tranchant que du riche ou de l'arrondi. Cette version "Brut nature" ou "Zéro dosage" montre bien la difficulté de séduction de ces bulles vinifiées ainsi - qui souvent - divisent les dégustateurs.

Crémant du Jura - Champ Divin

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Jura - Savoie

Publié le 8 Mars 2015

Très bon Champagne millésimé vineux et doté d'un oxydatif dû à son élevage. Richesse, expression forte dans l'aromatique et longueur. C'est un Champagne gastronomique. Très apaisant, cet assemblage de Chardonnay (85 %) et de Pinot Meunier (15 %) rappelle les évolutions lentes des vins de Champagne. Bravo, c'est très bon !

Champagne 2006 - Laherte Frères

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Champagne

Publié le 24 Février 2015

Très joli Pinot Noir enclin à la fraîcheur et appuyé par une matière aérienne. Floral et féminin, c'est un Alsace 2010 au tactile subtil que j'ai réellement apprécié. Bravo, c'est très bon !

Pinot Noir de Kuentz-Bas

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Alsace

Publié le 14 Février 2015

Ce vin met en relief toute la structure des Cabernets (Franc et Sauvignon) mais aussi la délicatesse et la fraîcheur qu'offrent ce genre de jus de temps à autre. C'est simple, acidulé et possédant suffisamment de mâche pour la table. Une bouteille typique de l'Anjou !

Anjou Villages Brissac - Domaine de Bablut

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Val de Loire

Publié le 10 Février 2015

Voilà un blanc de Loire qui claque, un blanc dans le vent. C'est ciselé, porté vers la tension. Ce n'est pas le fruit qui domine mais l'expression d'un sol. Une approche du terroir, vers le schiste et sa minéralité. Cela rend un vin droit, net, carré. On vibre avec l'acidité. Le Chenin de Loire, c'est aussi cela.

Le vent dans les saules - Laurent Charrier

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Val de Loire

Publié le 3 Février 2015

Voici une soirée dite de "l'Hôtel Maillard", délocalisée cette fois. Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas l'envers du décor de ces soirées. Il s'agit de goûter des vins hors-catégories. Le plus souvent ils ont pris de l'âge, les millésimes respectifs ont quasi disparu de la circulation et, en réalité, c'est un peu la pré-histoire du vin naturel (en Anjou) avec des cuvées tests. Certains vins issus de millésimes comme 2002, 2004 ou 2006 ne ressemblent aucunement à leurs contemporains issus des derniers millésimes. Parfois les vignerons ont changé de vision et de méthodes, d'autres n'ont rien chambardé depuis leurs débuts. Les soirées de l'Hôtel Maillard portent un regard sur tout cela en permettant d'ouvrir des bouteilles peu communes tout en les partageant pour comprendre. Et c'est enfin une compréhension du temps.

Cette dernière dégustation s'est déroulée au restaurant "Un Brin Folk" tenu par Pierrick & Marion à Angers. Nous vous le recommandons, vous y trouverez toujours un bon accueil et de belles tartines (sans oublié les desserts maison et leur fameux cheese-cake !).

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

La première bouteille est une habituée de ces soirées. Isidore 2004. C'est un peu le métronome du Chenin en Anjou. Le vin a légèrement refermenté et contrairement à ce que l'on pourrait penser c'est plutôt bon signe parfois. Ici flottent les avoines, les céréales et toute l'acidité nécessaire pour finir la bouteille. Un grand Isidore, prêt, dans toute sa splendeur.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

La seconde bouteille, c'est un magnum apporté par Michèle Aubéry du domaine Gramenon. 2007 cuvée "A. Pascal". C'est bon, très bon. Un millésime où la grêle a frappé les vignes. Le jus s'en tire bien, précis et gourmand.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Les Rachais. Un nom devenu célèbre dans le milieu des amateurs de Champagnes. C'est une cuvée produite par Francis Boulard et sa fille Delphine à Cauroy-les-Hermonville dans la Marne. Pur Chardonnay, dozage néant et grand vin. Du sel sur ce millésime 2009, c'est frappant. Il y a beaucoup d'énergie, semble t-il. Acidité et vinosité sont d'une évidente perceptibilité mais ce qui fait voyager c'est l'expression, la race de ce vin. Un des champagnes préféré des "Soirées de l'Hôtel Maillard" maintes fois débouchés sur divers millésimes comme 2004, 2005, 2006 ou 2007.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Le vin blanc suivant n'a pas fait l’unanimité. Plus fermé que les autres jus ouverts précédemment, il se présente dans un registre plus lourd et moins digeste. C'est un Manzoni du domaine Faradori en Italie qui nous est apparu monotone.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Rien de tel qu'une bouteille de Didier Chaffardon pour remettre le palais en place ! Et cette bouteille "Le Rouzé" en est l'archétype. Mais ce jus plaît ou ne plaît pas. Il n'y a pas d'autre alternatives. Cabernet Franc & Cabernet Sauvignon mêlé sur un millésime compliqué. C'est le vin de casse-croûte avec des sensations de verdeur (grappes vinifiées entières), de fruits croquants et d’acidité mécanique. C'est un vin de copain à condition de bien choisir ses copains.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Voici un blanc réfléchi, construit et assemblé avec quatre parcelles d'âge différents. Venu de Bourgogne, du domaine Naudin-Ferrand, on croirait un Sauvignon dégusté à l'aveugle. Un peu trop Sauvignon d'ailleurs et repousant à force. Par logique, on finit par se dire au vu du nom du domaine que ce sont des Chardonnay assemblés. Après vérification, ce sont des Aligoté. Malgré notre jugement hâtif, le vin ne nous a pas convaincu plus que cela malgré son peps.

 

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Le Puy 1989. Un beau jus, encore vivant. Il s'exprime assez justement. Même si les saveurs tendent vers le cuit et le tertiaire (sous-bois), l'équilibre est là. Il n'y a guère davantage à dire à son propos mis à part qu'il possède une belle franchise et encore quelques années pour se dévoiler encore. Un vin posé.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Top of the top ! Que dire à part que Richard Leroy produit des vins à son image. A la fois réfléchis, élégants, précis et toujours sur le registre de la tension. Depuis que Richard Leroy fait des chenins secs, chaque millésime est attendu et à juste titre puisqu'à chaque fois l'on s'aperçoit de la qualité de ses jus. Quelle définition !

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Mais parfois le Chenin peut s'avérer décevant. Prenez cette Coulée de Serrant 2013 et vous avez le prototype d'un vin blanc avec beaucoup de mollesse. La matière est lourde. Peu d'énergie dans la bouteille pour contrecarrer l'alcool. De mon point de vue, ce n'est pas l'équilibre que je cherche dans un Chenin. L'acidité manque cruellement et c'est pourtant cet élément qui fait que l'on peut terminer une bouteille. Ceci dit c'est à prendre avec précaution puisque ce 2013 a été mis en bouteille récemment. Un long carafage pourrait faire parler le vin autrement. Du temps en bouteille et une oxygénation seraient sans aucun doute des conditions meilleures pour la dégustation de ce vin blanc mythique de Loire. A revoir dans quelques années donc !

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Morgon "3.14" de Jean Foillard. Voilà un habitué des soirées Maillard ! 2005 se montre sous un beau jour avec un Gamay frais, élégant et gourmand. Le bois, sous-jacent, me gêne un peu et m'a toujours gêné sur cette cuvée (sauf 2004, un accident sans doute). Mais tout de même, ce jus est un jeune homme qui en dira tant d'ici quelques années à ceux qui ont la chance d'en avoir encore un peu dans leur cave.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

"La Mémé" 2008 du domaine Gramenon de Michèle Aubéry. Un jus sublime, frais, mentholé. Se caractérisant par une belle fraîcheur et des notes de garrigues ce soir-là. Un bonheur dans les verres !

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

2006 millésime plus que difficile à appréhender en Anjou. "Les Ecoliers" c'est, en faisant un raccourci, un demi-sec vinifié par Didier Chaffardon. Le jus est joli malgré une sensation de fatigue. Moins de reprise qu’habituellement avec les vins de Didier. Hormis cela, le vin est très digeste grâce un sucre parfaitement intégré.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

On continu avec du Chaffardon et le fameux "Canal Historique" 2005. Un rouge qui ressemble à un blanc et qui est surtout doté d'une acidité incroyable. Cette bouteille, il n'y a que dans ce genre de soirée que l'on peut la trouver et la boire.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Après la "Coulée de Serrant" décevante, voici un "Brézé" du Clos Rougeard décevant lui aussi. Mou, acidité masquée, vite écrasant, ce jus ne tient pas dans la longueur. Les autres cuvées débouchées ne font qu'accentuer cette sensation. L'oxygène n'aidera pas, en vain. La bouteille restera pleine.

Un Brin Rock - Les Soirées de l'Hôtel Maillard #13

Et pour finir, le Vinsobres "La Papesse" de Michèle Aubéry. Plus réduit que la dernière fois où je l'avais dégusté, le jus se montre pourtant gourmand avec beaucoup de fond. Un magnifique magnum !

Avec la participation de :

Michèle Aubéry du domaine Gramenon

Anne Demion de "Time 4 - Coffee Shop"

Pierrick & Marion de "Un Brin Folk"

Anastasia Rocque

Philippe Méaille

Didier Chaffardon vigneron en Anjou

Paul Guillouard (venu de Corse !)

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Les soirées de l'Hôtel Maillard

Publié le 22 Janvier 2015

Un Muscadet peint sur un ton hivernal avec une acidité prenante. Cela ressemble à un air marin. On y croise un fruité facile, un variétal tout à fait agréable. Vivacité, fraîcheur et droiture : les attributs qualitatifs d'un bon muscadet !

Je suis Muscadet

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Val de Loire

Publié le 18 Janvier 2015

A l'ouverture la réduction saute au nez pour rapidement faire place à des notes de cassis et de sous-bois. La sensation dominante est la maturité poussée, confirmée en bouche par une puissance alcoolique (15 % vol) et une astringence agréable. L'acidité qui tient souvent les vins du domaine est bien présente et fait de cette "Papesse" 2012 un jus à la fois puissant et tout à fait gourmand à placer sur table avec des invités carnivores. Une cuvée qui tient son idéal dans la garde. Patientez quelques années ou - pour les plus impatients - carafez.

Domaine Gramenon / La Papesse de Michèle Aubéry-Laurent

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Vallée du Rhône

Publié le 14 Décembre 2014

Une Soirée de l'Hôtel Maillard rédigée le plus simplement possible. Un vin = Une sensation

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Festejar de Patrick Bouju : Pétillant rafraîchissant et visqueux où mélasse et sucre cohabitent si bien. Vive l'Auvergne !

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Arbois Pupillin 1998 de la maison Overnoy : Savagnin tout en démonstration avec une ondulation salée comme fil conducteur. Immense.

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Muscadet 2006 de Guy Bossard : Beaucoup plus sur le registre de l'amertume, parfois déséquilibré, moins énergique que d'autres millésimes mais au final c'est un vin plein.

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Petite pose iodée (ce n'est pas pour me déplaire ça !)

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Les Vieilles Vignes des Blanderies 2004 de Mark Angéli : de toute beauté, registre de Chenin magistral avec du souffle. Une époque où "ANJOU" était encore notifié sur les bouteilles...et en grosses lettres !

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Visinum du Casot des Mailloles : 2007 tombant à pic, acidité, volatile, belle matière infusée, tenue grâce à la l'acidité volatile.

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Viré-Clessé 2004 signé Philippe Valette : Autolyse de Chardonnay mais quelle race. Parfait sur table. Waaouh ça décoiffe !

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Roc des Cambres 1999 : Un test pour vérifier si nos palais sont encore vigilants... vin fatigué, tanins poussiéreux et travaillés.

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Julien Courtois, Franc de Pied 2005 : on change tout avec ce vin, phénoménale attaque et rétro. Oxydable dans la minute et offrant un registre très peu commun. Un vin représentant si bien l'étoffe d'une soirée Maillard.

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Il faut bien manger... et quel délice !

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Château Yvonne 2001 : Chenin magnifique ! Puissant, sphérique, allongé. I love it !

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Tarra d'Orasi d'Yves Canarelli : La claque de la soirée. Un vin Corse (cépages Sciaccarellu et Minustellu, parcelle exposée Nord, vignes pré-phylloxérique) avec une sublime fraîcheur, un vin juste...parfait. Je crois avoir soufflé que c'était un Pinot Noir à l'aveugle :-)

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Dessert !!!

Les Soirées de l'Hôtel Maillard ... n°12

Vieilles Vignes Éparses 2004 d'Eric Nicolas : Coteaux du Loir séveux à la richesse d'un beau millésime décrié en Loire mais donnant un jus accompli à grande densité.

Vous aurez remarqué l’absence, une fois n'est pas coutume, des vins de Didier Chaffardon servant habituellement de métronome ou de diapason pour la dégustation des autres vins.

Merci Philippe pour cette soirée Maillard, magnifique.

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Les soirées de l'Hôtel Maillard

Publié le 23 Novembre 2014

Il est de bonne manière de garder certains vins que l'on aurait pourtant souhaité boire rapidement après achat. La preuve m'a sauté au nez suite à l'ouverture de ce Chardonnay du Jura trouvé chez un ami. Le domaine Labet situé dans le petit village de Rotalier produit de nombreuses belles cuvées et "Fleurs" confirme l'idée d'un Chardonnay tonique en bouche. Le nez se montrait riche avec des notes de miel et de fruits confits. Nez attirant et bouche hypnotique avec une colonne vertébrale basée sur une acidité tranchante et bienvenue malgré la rondeur du jus. C'est équilibré et intense. J'adore !

Fleurs 2011 - Domaine Labet

Voir les commentaires

Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Jura - Savoie