Publié le 18 Juillet 2014

Un jus qui a déjà 15 ans ! En apparence en tout cas car dans le verre il respire la jeunesse. Malgré une légère réduction à l'ouverture, ce vin s'ouvre sur des notes de cuir, de fruits noirs, un nez sanguin, profond. La bouche donne une sensation sucrée, presque ronde. C'est bon, gourmand, épicé même si l'alcool domine le vin au final. Pour autant, il manque clairement une acidité pour mettre debout ce squelette. Il y a pourtant un très beau fond, un vrai plaisir de déguster ce jus sudiste. Belle bouteille.

Les Colonnades 1999 - Philippe Viret

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Publié le 11 Juillet 2014

Alors là tu peux te brosser pour trouver que c'est un rosé ! Avec cette attaque gourmande, un peu épaisse puis avec une tension phénoménale, l'impression de boire un blanc semble logique. En fait c'est un rosé à base de Gamay vinifié en 2007 ! Une fois passée la surprise et la concentration (re)venue, on s'aperçoit que c'est un jus apaisant au palais avec une belle finale nerveuse. Une des belles surprises des dernières semaines... C'est aussi cela l'esthétique du vin.

L'éphémère 2007 - Stéphane Bernaudeau

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Publié le 7 Juillet 2014

Voici un bilan de la dixième Soirée de l'Hôtel Maillard, une soirée Off qui se devait de mettre en lumière les jus qui nous ont fait vibrer pendant les 9 premières soirées. Les sels, amers et autres acides tant recherchés pour comprendre la construction de ces jus définissent une certaine "Esthétique du Vin".

Et cela commence par un Champagne de Francis Boulard. "Les Rachais" ont souvent été mis en avant version bulles blanches. Pour la dixième ce sera la version rosé 2005. Une version surprenante avec un nez de notes fanées, de peaux de fruits, d'olives. Des sensations méditerranéennes ! La gaz s'échappe très vite pour laisser place à une structure vineuse et acidulée. Plus la bouteille est ouverte plus l'acidité croît ! Le lendemain la bouche se montrera ferme avec une sensation citronnée pour donner une tension importante accompagnée d'une fine amertume. Ce n'est pas une bulle simple à appréhender, de mon point de vue une certaine austérité est présente mais c'est un Champagne d'exception. Rare sont les Champagnes qui pouvant rivaliser avec une telle acidité !

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

Lors de la première soirée nous avions bu un Château Le Puy 1989. 2009 était l’occasion de voir un vin 20 ans plus jeune. Déception malgré un nez sanguin, mûr, un peu dans le style fruits noir/café. Bouche ample à l'attaque puis se durcit vite avec une matière serrée. Finale pas agréable avec une sensation de notes fermentaires (sauce soja) et de poussières. La bouteille la plus difficile de la soirée.

Rien de mieux qu'une "Mentule Matagrabolisée" pour se remettre d'aplomb ! Mon Dieu quelle acidité !!! On dirait un Casot Blanc de chez Gisèle et Alain Castex (Casot des Maillolles) mais avec moins d'alcool. Structure acide et finale de sel donnent le diapason pour les autres. Didier Chaffardon est le métronome de l'Anjou. Une "Mentule" avec ce nez de céréales et à la bouche de boulet de canon ! Le lendemain le vin semble avoir gagné en volume et ressemble à un "Isidore" (autre cuvée de Didier).

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

En parlant de "Casot Blanc" en voici un ! Là aussi c'est une reprise sur l'acidité mais avec davantage de volume que la "Mentule" de Didier Chaffardon. Au nez c'est une "Mentule du sud". Malgré l'alcool, on discerne une énorme tension dans le vin ! Un léger passage en carafe l'améliore, le dégaze un peu et lui permet de davantage se livrer. Finale sur la salinité. J'adore ce vin !

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

Et c'est parti pour un classique des Soirées Maillard ! Un vin de Mark Angeli autre métronome de la région pour savoir jusqu'où les vignerons peuvent aller. "Les Fouchardes" 2003. Eau-de-vie, pruneaux, anchois... Noté 14,5 d'alcool mais mon oeil ! Il y a plus... Finale salée, beaux amers avec un bel alcool = un ovni.

C'est une grosse claque dans le palais, heureusement qu'il y a une acidité qui soutient le tout ! Très joli, très tonique "Les Fouchardes" du millésime caniculaire ! Un vin d'expériences...

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

Ah voilà la Bouteille dont nous parlions à chaque fois que c'était possible. Elle était de côté, attendue patiemment... "3.14" de Jean Foillard, un Morgon ultime où les arômes aériens semblent pinoter. Prune salée, notes laiteuses, petits fruits rouges croquants, griottes à l'eau-de-vie donnent un nez complet au vin. Bouche ressemblant à un vin blanc ou plutôt à un Macvin du Jura. Amertume et acidité d'un blanc et encore une fois une finale salée. C'est excessivement magique ! Bouteille historique ! Qui en a encore ?????

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

On continu dans le bizarre avec cette micro-cuvée de Ddidier Chaffardon. Un Rouge 2005 appelé "Canal Historique" de quelques bouteilles. Un jus plein, dense, puissant avec des fragrances d'encres, d'épices, de café. Le lendemain le jus se porte sur le cassis et reste vraiment gourmand. Magnifique jus, c'est le vin d'un seul mec et pas n'importe lequel !

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

Gros débat entre tapis volant et escalator... J'explique : "Isidore" 2005 offre un jus apaisant avec sa rondeur caressante et ses beaux amers. C'est fin, délicat, profond et ...on a les yeux dans le vide quand on goûte à cela. D'où cette sensation de tapis volant, d'un repos majestueux de quelques secondes pour le palais, d'escalator montant lentement... A vous de goûter pour comprendre.

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

Et voici la dernière ! "Sayonara" (pas pour tout le monde) de Thierry Puzelat. Un Sauvignon hors norme aux notes de blés, de cannelle et de sucre roux. Une superbe volatile tient le vin et rend le sucre fin. Encore une belle amertume et une finale de sel (marque des grands vins ?). Pour moi cette bouteille représente le résultat d'un assemblage harmonieux des ingrédient sucre/sel pour livrer un jus incroyable en 2005. Mais qui a donné l'appellation Touraine à ce vin ?????

L'esthétique du Vin - Les Soirées de l'Hôtel Maillard - La Dixième

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Publié le 18 Juin 2014

Cela fait quelques semaines maintenant que cette bouteille fût ouverte. C'était avant que la grêle ne s'abatte sur le vignoble médocain et notamment sur les vignes (moins de 2 hectares) de Didier Michaud alias "Planquette" ou Château Planquette.

Le jus m'a impressionné ! Un Rouge bien construit, dense et bien équilibré. Un léger passage à l'air l'ouvre vraiment avec des tanins à la fois pleins et délicats. Un élevage très bien intégré, bref une harmonie que j'ai apprécié totalement !

Planquette 2010 de Didier Michaud

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Publié le 2 Juin 2014

Premier nez rustique presque austère avec des notes quelque peu animales mêlées à un léger boisé. L'aération, conseillée d'ailleurs, ouvrira ce jus sur des notes plus pulpeuses de fruits noirs et des parfums sudistes (épices...)

Bouche assez aérienne dans un registre friand et frais pour un Minervois. Le boisé se fait légèrement sentir, le jus est jeune et pas encore dans un équilibre magistral même si l'on sent beaucoup de fond. Les tannins sont fluides et rendent le vin d'une belle buvabilité. A laisser de côté quelques temps pour profiter d'un grand devenir.

Le Bois des Merveilles

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Publié le 21 Mai 2014

Nez pur avec une sensation dominante de minéral. On ressent un olfactif nerveux et tendu ainsi qu'un sentiment mitigé entre élevage et minéral. Difficile d'imaginer ce vin au sud... Le vin étant élevé uniquement en cuve, la sensation d'élevage vient donc d'autre chose... certainement du cailloux chaud que l'on respire tout le long de la dégustation. On décèle un vin "hyper-terroir", avec une notion de pureté. Ce n'est pas le fruité qui s'exprime mais le cailloux !

En bouche aussi cette cuvée transpire la minéralité. Ce n'est pas mou et on ne tombe aucunement dans l'alcool. La salivation caractérise la longueur. Carafé, le jus s'ouvre sur des notes un peu plus floral (notes alsaciennes) et finement cidreuses toujours dans un registre d'extrême élégance et de complexité. J'adore ! Un grand vin de l'hexagone !

Les Calcinaires Blanc - Domaine Gauby

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Publié le 18 Mai 2014

2012 ! Millésime fraîchement mis en bouteille par le domaine Jean & Pierre Gonon à Mauves se montrant olfactivement classique avec une dominante variétal de la Syrah. Violette, zan, et menthol se partage un joli nez mais presque monolithique. L'ouverture de la bouteille fera sortir davantage les notes d'élevage (mentholé appuyé).

La bouche se montre fraîche, veloutée, emmenée par une acidité rendant ce vin digeste et de beaux tanins. Un Saint-Joseph aérien, pas d'une grande profondeur en l'état actuel mais cela reste très gourmand pour 2012.

Saint-Joseph - Domaine Gonon

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Publié le 11 Mai 2014

Waouh ! Il y a des jours comme ça où quelqu’un te dit "Tiens ça te tente que je te fasse goûter un truc l'aveugle ?"

"Ben oui avec plaisir !" Tu ne trouves rien de mieux à répondre de toute façon...

Et bien ce fut une bouteille étonnante ! Incroyable Sauvignon de Pouilly-Fumé que ce Buisson Renard de Louis-Benjamin Dagueneau. Cette version 2010 offre un éventail aromatique incroyable. En vrac voilà ce que cala donne : infusion de plantes, notes exotiques, cailloux chaud, citron minéral, réduction fine, pointe légumineuse, notes de silex brûlé. Et la bouche me direz-vous ? Puissante mais surtout précise, ça vous dresse les poils. Dans un registre cristallin ou racé avec la puissance du calcaire, une salivation sur le citron. C'est bluffant, cela ressemble un instant un peu à un Sémillon vinifié en vin sec. Un jus improbable, déroutant à l'aveugle vous rappelant que même si cela fait pas mal d'années que vous dégustez et bien vous n'y connaissez toujours rien ou presque ! Bref, c'était la bombe de vendredi soir...

Merci Benjamin, beau cadeau ! Laisse moi réfléchir afin que je te retourne l’ascenseur...

Buisson Renard by Dagueneau

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Publié le 4 Mai 2014

Décidément le Muscadet est en pleine renaissance. La perdrix de l'année de l'association "Les Bêtes Curieuses" de Jérémie Huchet & Jérémie Mourat en est une nouvelle preuve. Une cuvée bien ciselée, sur la salivation et c'est léger. Du blanc sec gourmand et sans prétention ! La Loire est rafraîchissante !

La perdrix de l'année

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Publié le 27 Avril 2014

Ces Vignerons d'Anjou qui ont d'la Gueule !

Depuis quelques semaines un nouveau livre est apparu "Vignerons d'Anjou - Gueules de Vignerons" par l'auteur et photographe Jean-Yves Bardin. Ce livre, c'est le signe de la confirmation que dans l'Anjou viticole - et même dans un horizon plus large la Loire - il regorge de vignerons de qualité. Ce mot qualité, c'est leur moteur. Chaque jour ils essaient de mettre en place des méthodes de travail saines pour une vigne pérenne. Loin d'être extrémistes ou rétrogrades, ces vignerons représentant un mélange de générations bousculent les idées reçues. Leurs vins figurent de plus en plus chez les cavistes, dans les bar-à-vins et dans les restaurants cherchant tous des produits authentiques. Nul doute que tout cela n'est que le début d'un mouvement plus large vers une prise de conscience collective vers la protection de l'environnement et la préservation des beaux terroirs d'Anjou, de France et de Navarre. Ces vigneronnes et vignerons engagés on été magnifiquement figé par l’art photographique de Jean-Yves Bardin accompagné des commentaires sincères de Patrick Rigourd.

Vous trouverez les figures emblématiques tels Mark Angeli, Patrick Baudouin, Stéphane Bernaudeau, Didier Chaffardon, Laurent Charrier, Benoît Courault, Olivier Cousin, Christophe Daviau, Eric Dubois, Antoine Foucault, Charly et Nady Foucault, Jean-Christophe Garnier, Philippe Gourdon, Tessa Laroche, Damien Laureau, Richard Leroy, Loïc Mahé, Joël, Christine et Jérémy Ménard, Eric Morgat, Agnès et René Mosse, Eddy Oosterlinck, Jo Pithon et Joseph Paillé, Adrien et Guillaume Pire, Bruno Rochard ...

La génération montante avec Thibaud Boudignon, Julien Brestau et Marc Houtin, Thomas Carsin, Sylvain Dittière, Nadège et Laurent Herbel, Aymeric Hilaire, Jean-Noël Millon, Sylvain Potin ...

Ainsi que les petits nouveaux : Jean-Marie Brousset, Thibaut Ducleux et Julien Delrieu (Les Roches Sèches), Mai et Kenji Hodgson, Damien Bureau ...

Prix public 22 € TTC / A lire sans modération !

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Rédigé par Jean-Charles Huon

Publié dans #Livres

Publié le 26 Avril 2014

Coteaux d'Ardenay par Patrick Baudouin

Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon assemblés peuvent nourrir de grands vins en Anjou. Les Coteaux d'Ardenay, cuvée du domaine Patrick Baudouin, montre qu'avec de petits rendements, une macération douce comme une infusion et des élevages calmes et respectueux de la matière première on peut donner naissance à des vins bien construits dans un registre de finesse et d'élégance. Ce vin à la texture acidulé et velouté offre une bouche tendre à la structure affirmée mais délicate. Un bel Anjou Rouge donc, de bonne garde en plus. Pour avoir dégusté par pur hasard le 2010 et 2011 à quelques jours d’intervalle, j'ai eu un faible pour le 2011 qui m'a semblé plus rayonnant, plus digeste que le 2010 où l'élevage semblait pointer davantage son nez. Dans tous les cas, les vins produits par Patrick Baudouin et son équipe sont d'abord des vins de Terroir où les jus offrent, en blanc comme en rouge, de la densité, une notion de climat et de paysage. Laissez-vous séduire par Effusion, Les Saulaies, Les Touches, Les Zersilles, Maria Juby, etc.

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Publié le 22 Avril 2014

 

     Voici le déroulé d'une nouvelle soirée de l'Hôtel Maillard se concentrant quasi-exclusivement sur les vins de Didier Charffardon vigneron à Saint-Jean-des-Mauvrets en Anjou.

 

     Et cela démarre par une nouveauté ! Un Grolleau issue d'une parcelle reprise depuis peu par Didier Chaffardon. Une premier millésime vinifié en rosé à l'expression fraîche, acidulée malgré la sensation franche de sucrosité. Un équilibre appréciable par la digestibilté de ce sucre naturel même si le vin ne va pas si loin. Belle expression du Grolleau dans un registre sucre/acide bien équilibré.

 

 

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La Mentule Matagrabolisée sera le tube de l'été pour ceux qui n'ont pas encore bu tout leur stock. Fraîcheur citronnée, acidité mordante, on salive avec cette tension mélangeant cailloux chaud et citron vert.

 

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Fraîchement mis en bouteille il y a un peu plus d'une semaine, le nouvel Incrédule rouge de Didier goûte déjà bien. Nez de mon point de vue toujours bien mûr sur des notes de fruits noirs, sanguines mais fraîches. La bouche donne une attaque gourmande, un bon milieu de bouche avec beaucoup de densité malgré une finale encore un peu sèche. Cabernet Franc dans un registre de finesse.

 

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Un vaste débat sur le cépage Cabernet Franc s'étant engagé (fraîcheur du vin tenu par le végétal ou le varitéal du cépage ?), l'envie d'ouvrir un autre rouge auquel Ddidier à toujours adhéré est survenue. La Mémé 2008 du domaine Gramenon ! C'est mon coup de coeur de la soirée ! A la fois mûr, aérien, complexe, long et dans un répertoire un peu mentholé, j'ai trouvé ce jus parfais en l'état. C'est bien construit, des Grenaches comme celle-ci sont superbes !

 

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Petite parenthèse culinaire, car aux soirées de l'Hôtel Maillard on ne fait pas que boire ! On mange aussi et on mange même très bien ! Les tartes de Jacqueline et Patrice Bernard, Boulanger-Pâtissier à Baugé, sont justes...comment dire ? Une bombe, une tuerie, un régal pour les papilles !!! Anchois et poireaux font un assemblage savant avec une pâte délicate. Difficile de ne pas finir son assiette et de ne pas réclamer une seconde part...

 

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Isidore 2005 maintenant et toute cette densité qui s'accroche au palais. Un vin s'exprimant pleinement, très bien construit, riche d'expression et de longueur. Grande acidité et équilibre donne un vin à fleur de peau. C'est un voyage... Un grand blanc du vignoble ligérien.

 

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Le vin suivant est une des pièces du puzzle pour comprendre les vins de Didier. Un rouge 2005 qui ne ressemble pas vraiment à un rouge mais plutôt à une texture de blanc. Totalement bluffant ! Assurément qu'un travail de dégustation à l'aveugle s'impose pour comprendre les vins de Didier.

 

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Et voici la bouteille qui nous fait rêver à chaque fois, Isidore 2004 ! La bombe, un ovni où flotte les céréales... A chaque gorgées le vin se mue. Presque 10 ans qu'il est enfermé dans ces bouteilles et encore tant de chose à exprimer.

 

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Maintenant, on entre dans un autre excercice. Déguster les 2012 et 2013 "Non-Isidore". Deux jus encore en fûts et extraient de ceux-ci pour la soirée. Personne ne sait encore comment Didier Chaffardon les commercialisera, en attendant 2012 est nommé "Les Puttis" et 2013 "Juva".

 

 

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Juva 2013 est mon favori avec des notes où se mêlent pommes au four, blé, fruits confits, sucres roux... Une grande fraîcheur donne une colone vertébrale au vin, Juva est sur la notion de digestibilité et de haute buvabilité. Les Puttis donne un vin ample sur une sensation de gras et d'onctuosité. C'est plus riche, une approche différente avec une matière généreuse naturellement. Pour le moment Juva se montre plus expressif (peut-être davantage d'oxydation ménagée ?) de mon point de vue. Hâte de goûter à nouveau ces deux bijoux de Chenin.

 

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Gâteau de Jacqueline et Patrice Bernard / Boulanger-Pâtissier à Baugé

 

Isidore 2010 se dévoile aussi dans un esprit de concentration, sur la richesse mais à chaque instants avec des arômes et saveurs évolutives. Un Chenin profond parti pour durer grâce à la tension qui maintient la beauté de ce jus. On a envie de l'oublier, de l'attendre pour qu'il se révèle comme les Isidore 2004 et 2005.

 

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Petite exception sur la fin avec l'ouverture du Champagne "Les Rachais" 2006 de Francis Boulard et sa Fille. De la carrure, une pointe salée mais un sentiment de difficulté à passer après la pronfondeur des vins de Didier Chaffardon. Une grande vinosité domine mais le jus est difficilement comparable aux maturités des vins de Didier.

 

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Nous terminons sur la quintessence du sel, le vin "reset", l'école du Savagnin. Ce vieux Savagnin ouillé 1997 se veut comme la définition de l'acidité donnant une pureté et une longueur à laisser couler les larmes...

 

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Un merci du fond du coeur à l'homme mystère qui à chaque retrouvailles, fait les choses en grand et n'hésite pas à faire partager ses vins, sa vision de ce mondovino si particulier et les ressentis de son palais. Merci Phillippe !

 

 

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