Les véritables Vins de Terroir permettent de rompre de manière symbolique
avec les non-lieux de la mondialisation et de la standardisation.
Les véritables Vins de Terroir permettent de rompre de manière symbolique
avec les non-lieux de la mondialisation et de la standardisation.
On doit tous revenir parfois aux fondamentaux pour entrevoir la vérité et éclairer notre propre route. Pour le vin nature, les fondamentaux s'écrivent avec les vins de Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon (Jura), Michèle Aubéry du Domaine Gramenon (Rhône), Christine et Joël Ménard (Loire), Philippe Valette (Mâconnais), Antoine Aréna (Corse), Dominique Derain (Bourgogne), Olivire Cousin (Loire) et bien sûr Matthieu et Marcel Lapierre pour le Beaujolais !
Le Beaujolais explose de vignerons et vigneronnes travaillant dans cet esprit. Pour ne citer qu'eux : Yvons Métras (Fleurie), Agnès et Jean Foillard (Morgon), Hervé Ravéra (Beaujolais Villages), Jean-Claude Lapalu (Brouilly), Charly Thévenet (Régnié), Geneviève et Jean-Claude Chanudet (Morgon & Fleurie), Cyril Alonso (PUR), Isabelle et Bruno Perraud du Domaine Les Côtes de la Molière (Moulin à Vent & Beaujolais Villages), Christophe Pacalet (Côtes de Brouilly, Juliénas ...), Georges Descombes (Brouilly), et bien d'autres encore.
Alors quand on goûte un vin du domaine Marcel Lapierre (travail désormais mené par son fils Matthieu), c'est comme un retour nécessaire aux fondamentaux ! La cuvée dégustée est un Morgon provenant de très vieilles vignes du domaine. C'est la "grande cuvée" de la maison faite en tout petit volume. Issu du millésime MMIX (2009), le vin présentait cette expression aromatique bien à lui avec des notes de fruits rouges explosifs style petites griottes et cerises. L'aération le rend plus floral, le complexifie davantage ... La bouche est pleine de fruits basée sur une acidité vivante. Très belle matière fine et délicate. On ressent comme une sensation juteuse, un velours frais ... La finale est plus difficile car l'alcool ressort un tout petit peu et pèse légèrement. Mais le vin reste franc, nature, fluide et digeste. Un Gamay qui se livre quasi-pleinement (une bouteille à mettre de côté quelque temps si vous pouvez résister), il est revigorant et surtout très attachant. Du jus, du vrai ! Fondamental !
Derniers Commentaires