Les véritables Vins de Terroir permettent de rompre de manière symbolique

avec les non-lieux de la mondialisation et de la standardisation.

Bourgogne

Mardi 25 mars 2014 2 25 /03 /Mars /2014 23:23

 

     - Déclinez votre identité

     - Chablis 1er Cru Beauregard 2011 version Thomas Pico

     - Quelles sont vos caractéristiques ?

     - Je suis un blanc ciselé mêlant sensations de citron et de minéral

     - Je suis également long et salivant pour un Chardonnay, bref je suis un vin pur

     - Des défauts peut-être ??

     - Pas que je sache...

 

 

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Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 22:32

 

     Il y a quelques semaines l'ouverture cet Aligoté 2011 m'a réellment conforté à propos des vins que j'aime. Il s'agit de l'Aligoté de chez Alice & Olivier De Moor à Courgis. Rien d'étonnant, une valeur sûre me direz-vous. Oui, tous les amateurs connaissent mais qu'est-ce que c'est bon ! Du jus blanc ciselé comme le sécateur, l'emblème du domaine ! Cela donne un vin précis, tendu, vraiment minéral avec une texture sur la salivation. Un Aligoté un peu à part dans l'appellation que les passionnées semblent s'arracher...

 

 

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Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 17:15

 

       Thomas Pico du côté de Courgis dans le vignoble Chablisien, tout le monde en parle ! C'est vrai que sur Chablis il n'y en a pas cinquante non plus qui travaille comme lui ou comme Alice & Olivier De Moor également de Courgis. Alors ses Chablis s'arrachent ! En quatre ou cinq millésimes il a explosé ! En tout cas - dans le verre - le vin cause ! Du Chardonnay comme ça, j'aimerai en boire plus souvent. Parce que les 2011 de M'sieur Pico (Chablis Villages et 1er Cru) c'est rudement bon ! Mûr, salivant, avec une grosse amplitude et pour bien faire de la tension. Bref de l'équilibre, un verre puis un autre... Ce que parfois le Chardonnay fait de mieux ! Avec cette notoriété, il sera de plus en plus compliqué d'en avoir et certainement que ces bouteilles seront un peu plus cher chaque millésime venant.

 

 

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Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Vendredi 30 novembre 2012 5 30 /11 /Nov /2012 22:13

 

     4h de carafe auront suffit à débloquer cette bouteille de "La Forest" 2007 de Vincent Dauvissat. C'est à la fois nerveux et vraiment salivant. C'est une quille très apaisante, une quille où s'asseoir semble nécessaire. C'est très long et généreux, j'ai ressenti de la pureté et un côté eau de roche. C'est la première fois que je goûte un vin ouvert de Vincent Dauvissat. Souvent, ses vins me semblent fermés, cachés sous un voile, ne souhaitant pas se livrer. Beaucoup de gens souhaitent acquérir des bouteilles de Vincent Dauvissat (souvent les prix sont extrêmement variables chez les revendeurs). Difficile d'en dégoter tout comme il semble de plus en plus délicat d'obtenir quelques flacons de Chablis d'Alice & Olivier de Moor ainsi que de Thomas Pico.

 

 

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Dimanche 24 juin 2012 7 24 /06 /Juin /2012 20:56

 

     Chardonnay mûr et cinglant, ce Chablis "Vent d'Ange" 2010 de Thomas Pico. Matière veinée, saveurs discrètes et trame pure qui font filer le jus droit. On salive à boire ce blanc nerveux et gourmand. Un Chablis abouti qui sort des sentiers battus. C'est un peu l'école des Chablis à Alice & Olivier De Moor. Thomas Pico à pris un chemin courageux il y a quelques années quand il a créé son domaine Pattes Loup.

 

 

 

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Thomas Pico, c'est un peu le symbole du réveil du vignoble Chablisien. Un nouveau souffle, une figure récente qui monte depuis quelques millésimes. Cette cuvée "Vent d'Ange" c'est un peu son entrée de gamme qui démontre la pureté des jus du domaine. Ses 1er Crus confirment (Beauregard, Montmains ...).

 

 

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Passé au domaine il y a quelques années, j'ai souvenir d'un jeune homme qui voulait changer les choses sur cette appellation. Travail des sols, vendanges manuelles, culture biologique, etc. J'ai souvenir d'une dégustation de tous ses vins, déjà sapides et précis à l'époque. Je vois qu'en dégustant par hasard ce 2010, le pari semble être tenu ...

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 19:10

 

     Le Domaine Guillemot à Clessé c'est 6 hectares de vignes au sud de la Bourgogne, 20 ans de biodynamie, seulement 35 000 bouteilles par an et 200 magnums pour les chanceux, des vignes de 50 ans choyées, un élevage en cuve sur lies et jamais sous bois pour garder l'expression du fruit et de la vigne.

 

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Dans les vignes Marc Guillemot s'obstine à un travail de rigueur pour conserver des sols vivants. Tout produit phytosanitaire de synthèse est donc prohibé au profit de préparations à base de plantes ou de substances minérales. Enherbement, préparations biodynamiques et entretien du sol favorisent l'activité microbienne des sols. Sur la photo du dessus, les vignes des Guillemot se trouvent à droite avec cette vision d'un sol meuble et davantage de terre. Sur la partie gauche de la photo, il s'agit d'une parcelle conduite en chimie par un voisin. Le sol en surface semble érodé et beaucoup plus dur.

 

Le domaine ne produit qu'une seule et unique cuvée. Elle se nomme Quintaine. Souvent on peut retrouver d'anciens millésimes en appellation Mâcon-Villages. En 2010, cette Quintaine se trouve sous l'appellation Viré-Clessé. Beaucoup plus logique pour le domaine au vu de sa situation géographique.

 

 

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Et le vin dans tout ça ? 2010 commence à s'ouvrir sur des notes florales dès l'ouverture. On sent une grande maturité pour ce Chardonnay qui semble fin et aux sensations aériennes. La bouche est sensuelle et laisse parler le gras du cépage au départ. Très vite, le vin gagne en tension et en vivacité offrant son caractère droit et précis. C'est salivant, équilibré et surtout doté d'une belle pureté. Incontestablement le vin évoluera bien dans les années à venir pour les plus patients.

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 21:37

 

     Les hiéroglyphes présents sur les étiquettes des bouteilles de Prieuré Roch m'ont toujours fait rêver. Maintenant que je sais ce qu'ils signifient et le message implicite qu'ils servent, je peux vous parler des vins.

Rendez-vous au Bist'Roch, sorte de cave/bar à vin du domaine à Nuits-Saint-Georges en plein coeur du vignoble bourguignon. Je quitte alors un soleil de plomb pour entrer au coeur d'une dégustation des derniers canons du domaine.

 

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On commence avec "Le Clou". C'est un rouge en appellation Ladoix tout juste repris en 2010 par Prieuré Roch. 2 hectares pour obtenir un peu plus de 5000 bouteilles. Cette parcelle de vignes de 50 ans était en Chimie avant qu'elle ne soit reprise. Il en résulte un joli jus avec la patte Prieuré Roch mais dans un esprit encore un peu sec. On sent bien qu'il n'y a pas le fond habituel, on ne convertit pas une parcelle abîmée comme cela, il faut du temps ... 

 

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S'ensuit une belle envolée de 3 bouteilles. D'abord le "Nuits 1" 2009. Un Nuits-Saint-Georges constitué des jeunes vignes du Clos des Corvées (autre cuvée en monopole du domaine). Ce Nuits offre un nez plus profond et une attaque beaucoup plus gourmande que son prédécesseur. C'est long et caractérisé par une belle mâche en finale. 2009 a tendance à s'exprimer avec une certaine carrure austère même si la finale fait saliver. La première sensation est veloutée et le vin semble encore se serrer un peu pour finir. Il est vrai que ce 2009 se goûte un peu moins bien que d'autres millésimes du domaine. Mais quand on aime la Bourgogne, on ne boit pas des 2005 ou des 2009 en ce moment mais des 2007/2008 ou 2010. 

Vient ensuite le "Clos des Argillières" (Nuits Saint Georges 1er Cru). C'est une parcelle qui était cultivé par Fred Cossard (cela signifie que la parcelle était très bien conduite). Seulement 70 ares pour finalement 2200 bouteilles qui ont réussi à voir le jour. Indéniablement ma préféré de cette dégustation. Ce Nuits s'est ouvert sur des notes chocolatées, de cailloux, d'herbes et de peaux de baies. L'aération le recentre sur le minéral. C'est une sorte de jus qui polit le cailloux ... géant ! La bouche se montre longue et apaisante. C'est plein de fruits purs et doté d'un superbe fond. Le touché de bouche semble sublime. Finale avec une légère mâche (2009) et extrêmement minéral. 

 

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Enfin, je termine par le Blanc 2011 de Prieuré Roch. C'est un pur Chardonnay vinifié par vendange entière (sans éraflage) avec une longue macération de 18 jours. Cette technique de vendange entière (rare pour un blanc) permet une meilleure fermentation. Ce vin est fait au domaine environ 1 année sur 4. Avant les jus de cette parcelle ne partaient pas en fermentation et le fait de faire de la grappe entière a résolu ce problème.

Le nez est difficilement descriptible la premirère fois ... Le vin est sacrément complexe dans les aromatiques (chocalat et exotique). J'ai l'impression d'avoir à faire à un vin blanc italien délicat. Enorme maturité en bouche avec une pointe de gaz au départ. C'est d'une droiture rare ! Une sensation de pureté indéfectible avec un gros fond de milieu de bouche (vous êtes comme perdu devant un tel vin). La finale est sèche (à lire dans le bon sens du terme) et rafleuse (sorte de bon variétal). Cela offre une impression de tension malgré l'énorme maturité du jus. Une fois avalé, il reste une bouche séveuse. Que j'aime ça ... C'est absolument déroutant et dans un verre noir ce n'est pas si simple de deviner que c'est un blanc. Voilà un vin blanc à mettre en face d'un Jambon Ibérique afin de sécher le gras de celui-ci, je ne trouve pas d'autres accords possibles ...

 

 

Voici donc le déroulement d'une dégustation sincère qui s'achève avec des vins plus ou moins ouverts mais qui expriment vraiment quelque chose ... J'aime le fait que le domaine pratique la vinification en vendange entière du Bourgogne Grand Ordinaire jusqu'au Chambertin Clos-de-Bèze. Ce domaine de 14 hectares est devenu mythique. Il le doit au travail formidable dans les vignes, à sa minutie dans la cave, aux vins émotionnels qui en sortent et peut être à ses hiéroglyphes ...   

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 12:03

 

     Le Pommard, appellation mythique du vignoble Bourguignon, est réputé pour ses vins soi-disant rustiques et masculins. Les dégustateurs y trouvent régulièrement des matières tanniques un peu plus appuyées que sur d'autres appellations.

Pour aller chez Fanny Sabre, direction le centre de Beaune. Derrière une porte au nom de son père se cache un trésor. Fanny travaille ses 4,5 hectares toute seule. Elle vinifie des micro-cuvées entre 900 & 1200 bouteilles par entité. Un travail qui force le respect. Elle réalise son premier millésime en 2006. Fanny Sabre aime vinifier en cuve tronconique mais aussi en cuve béton. Sa volonté de travailler en vendange entière lui donne des résultats convainquants sur les rouges. Les fermentations se déroulent dans des cuves tronconiques bois. Puis à peine les fermentations terminées, les jus sont entonnés. Ses jus, en fûts, travaillent donc sur lies et sont donc nourris gratuitement si l'on peut dire. 

 

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Les vins qu'elle produit parlent pour elle, vraiment. Son BGO (Bourgogne Grand Ordinaire, récolté sur les bas de Volnay) 100% Gamay est d'un juteux mémorable. Sur mon pti carnet mes notes sont maigres, peu ou pas de texte. Et ça, c'est plutôt positif ! Je me souviens avoir ressenti un très beau variétal et m'être dit que cela était sûrement dû à la vendange entière. Bref, un BGO juteux doté d'une belle acidité. C'est croquant, glouglou et rafraîchissant.

J'ai trouvé son Aloxe-Corton 2009 plus épicé et plus harmonieux. Une belle matière restant fraîche mais avec une belle mâche en finale. J'aime le Pinot Noir ainsi. Son Aloxe est une parcelle très particulière. Elle se situe dans une cuvette où l'eau ne manque pas et dilue légèrement les raisins d'où un 2009 peu solaire.

Son Pommard 2008 est un gros gros coup de coeur ! 24 mois d'élevage qui ne se sentent pas. Un grain fin, une matière digeste. Le tout avec du fond. Beaucoup de souplesse me faisant dire que le Pommard est une Femme. C'est équilibré, limite salin sur la finale. Son Pommard 1er Cru "Charmots" - lui - demandera plus de temps pour se rendre accessible aux yeux de tous. L'élevage m'a semblé plus prononcé malgré une élégance de la matière. Jolie sensation de rafle mûre en finale. Un vin pour demain ... 

 

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Mais, indéniablement, si il y a une cuvée pour vous convaincre et à boire dans l'immédiat, c'est son Bourgogne Passetoutgrain ! Une cuvée prénommée "Fanny" composé de 30% de Gamay et de 70% de Pinot Noir. (Enfin ça, c'était à la plantation car maintenant avec les déplants il y a de plus en plus de Gamay. On risque de passer dans le côté obscur ...). 

Ce pti bijou est une sorte de primeur où le fruit semble se donner pleinement sans forcer. C'est à la fois croquant, immédiat et rajeunissant. 

 

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 14:54

 

 

    Si vous vous arrêtez chez un certain Julien Guillot dans le vignoble du Mâconnais, vous trouverez de superbes vins mais surtout un vigneron singulier aux p'tits oignons pour ses vignes. Sur ses 6,5 ha de vignes, Julien Guillot privilégie la sélection massale (sélection des meilleurs bois que l'on greffe, une certaine diversité est conservée contrairement à la sélection clonale).

Mais ce qui m'a dabord frappé chez lui c'est sa science de la taille de la vigne. Les maladies du bois gangrènent les vignes depuis des années (type Esca) c'est criant. Pour éviter la propagation de la maladie, Julien s'impose une taille très réfléchie, complexe mais réellement saine pour la circulation de la sève, la plante et sa pérennité.

Ses terres ne manquent pas de cailloux. 15 cm de sol extrêmement riche en fer et une implantation racinaire difficile mais payante. Il s'impose un travail titanesque de défrichement pour replanter là où il y avait de la vigne jadis. Il redonne vie à des parcelles, remet en état des sols et possède ce bon sens paysan.

 

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Ses vins sont vivants et énergiques. Son Mâcon-Villages 2010 se veut simple mais gourmand. Du fruit mûr, une attaque ample, un joli volume. Bref le canon sympa. Son Mâcon-Cruzille va plus loin (vigne de 1989) même si le nez est encore sur la réserve (notes beurées, lactées ...). La bouche est riche mais possède cette finale sapide. Du vin plus complexe, plus "gastronomique" en fait. La persistance afflue et le vin s'ouvre doucement.

La sensation principale dans ses vins est l'ouverture et la sapidité. Je pense que le fait de ne pas du tout sulfiter ses jus jusqu'à la malo (transformation de l'acide malique en lactique) en est pour quelque chose.

 

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Avec la cuvée Aragonite on va beaucoup plus loin. Ce blanc 2010 goûté avec 10 jours d'ouverture possède des aromatiques sur une maturité poussée (miel, épices, coing ...). La bouche est de suite tranchante et montre un tonus faisant ressortir une trame tannique. Un grand jus basé sur le cailloux, une matière minérale et une rétro sur les zestes de mandarine. Grand vin de gastronomie.

 

Manganite est un rouge de Gamay et possède la même expression calcaire qu'Aragonite. Elle provient d'une couche de manganèze où un certain Gamay à petits grains (variété tardive) s'est implanté. Des tous petits rendements forgent un vin apaisant. Notes de peaux de raisins, il devient de plus en plus floral à l'aération. Pour moi, c'est un nez m'évoquant de grands Pinot Noir. Bouche délicate, se montrant fraîche, soyeuse, sur un fruit pélliculaire très agréable.

 

D'autres cuvées m'ont beaucoup marqué chez ce jeune vigneron. Notamment son Ultimatum Climat. C'est un Chénas (vin rouge de Gamay) sur le fruit mais avec une belle mâche croquante. Un canon de caractère doté d'une jolie tension.

J'aime la manière dont Julien Guillot aborde le monde du vin, j'apprécie sa vision du vin nature(l), de la biodynamie ... C'est un observateur qui s'appuie sur les choses empiriques et simples. C'est quelqu'un qui ne fait pas les choses au hasard (comme vendanger en lune montante pour faire un appel de sève et obtenir davantage de jus ...). Tous ces petits détails il les ajoute, il cumule les bonnes actions sur son vignoble et sort des vins de plus en plus précis chaque année. Il a trouvé son chemin, le bon chemin ...

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 11:46

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     Philippe Valette est un vigneron sur la commune de Chaintré. Il y produit des nectars vivants et exaltants tels ses Mâcon-Villages, Pouilly-Fuissé, Mâcon-Chaintré, Viré-Clessé ... Philippe conduit sa vigne sans désherbants, ni pesticides, ni engrais chimique mais en respectant ses sols, en y faisant plonger les racines profondément. Les vinifications sont le plus naturelles possible pour donner, au final, des vins de conviction, des vins qui ne sont pas apatrides, des vins de partage ...

 

 

 

Le Mâcon-Villages de Philippe Vallette, ici goûté sur 2010, présente dès l'ouverture des notes d'amandes grillées, de noisettes, de fruits jaunes. Il me fait penser à un mini-Meursault dans son style mais l'aération le change. Notes d'agrumes très mûrs, il devient plus fin, plus floral ... En bouche, le vin montre sa densité, son ampleur, son côté masculin : c'est plein et long. Mais ça se bouscule avec une pointe de gaz apportant tonus et vivacité. Elle part très vite au contact de l'air et laisse apparaître un vin délicat, sapide et minéral. Grande rétro sur des fruits mûrs (sorte de richese gustative). Pour une fois qu'un Chardonnay se prend pour un Chenin ! Cette pleine expression du fruit finit par laisser place à un vin plus éthéré, plus féminin avec une matière aérienne et fragile.

Une dizaine d'euros qui valent le coup d'être investi, je dirai même que c'est une économie !

Par Jean-Charles - Publié dans : Bourgogne
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